Alexandre Bouchy
Agir en homme d'idée et penser en homme d'action

Le système est-il a bout de souffle ? La "Règle d'Or" est un minimum.

Mardi 23 Août 2011

Le système est-il a bout de souffle ? La "Règle d'Or" est un minimum.
En 100 ans nous sommes passés de 1,7 milliards d’habitants à 7 milliard d’habitant pour la fin 2010 soit en 100 ans une augmentation de 300%. L’histoire de l’humanité a basculé depuis 1900 avec des changements démographiques tels, que l’ensemble des systèmes économiques, des ressources ou de vie en communauté a radicalement changé.

Les systèmes politiques modernes basés sur le capitalisme et le libéralisme ont triomphé au détriment du communisme et du fascisme avec la fin des régimes totalitaires à la fin de la deuxième guerre mondiale. La fin du communisme avec la chute du mur de Berlin en 1989 a depuis fait basculer une partie du monde dans le régime démocratique et capitalistique. Le dernier régime d’importance, la Chine, a quant à elle un système politique qui est bien communiste mais qui trouve ses ressorts économiques dans un capitalisme mondialisé. Ces idéaux ont permis au monde depuis 1945 de créer richesse et prospérité dans beaucoup de pays malgré des crises majeures qui ont pu survenir avec la décolonisation ou la fin du communisme. C’est cette stabilité économique qui a permis l’essor des technologies et de la médecine, permettant ainsi un accroissement important de la longévité durant ces 50 dernières années. Ces systèmes ouverts basés sur le profit, parfois court termiste, ont fait la société dans laquelle nous vivons.

Le grand changement qui s’est opéré avec la révolution Internet est la vraie entrée des Etats et des peuples dans la mondialisation, est la montée du libéralisme, non pas au sens économique mais au sens de la personne et de sa possibilité de faire des choix libres. La première réelle avancée fut la liberté donnée aux femmes de choisir leur grossesse, ce qui a profondément changé les rapports humains dans nos sociétés occidentales. Cette liberté a été suivie par la montée des libertés individuelles dans un monde pacifié qui se reconstruisait après la deuxième guerre mondiale et dont le champ de bataille économique était un vaste monde dont les pays émergents commençaient à se construire.

Le territoire économique mondial, source de croissance, n’est pas encore limité, car il reste dans de nombreux pays arabes ou en Afrique, beaucoup à faire pour arriver aux mêmes indicateurs que les grandes démocraties mondiales.

Ces indicateurs sont-ils les bons : espérance de vie allongée, accès à l’éducation, libertés individuelles, sécurité des biens et des personnes ou encore accès à l’information et à la culture. Ces valeurs humanistes sont payées à prix fort et on le voit aujourd’hui avec la crise de la dette européenne et américaine. Nos systèmes sont-ils à la merci d’un effondrement économique mondial, qui serait piloté par une partie du système à la recherche du profit uniquement ?

Au début du quinquennat, nous nous étions posé la question, et même nous avions envisagé la création de nouveaux indicateurs comme celui du bonheur, valeur relative selon les époques et les situations, donc difficilement mesurable. Dans son discours de Toulon le 25 septembre 2008, Nicolas Sarkozy proposait des solutions et la recherche d’une nouvelle voie pour construire « le monde de demain » en faisant le constat suivant « Dire la vérité aux Français, c’est leur dire d’abord la vérité sur la crise financière. Parce que cette crise, sans équivalent depuis les années 30, marque la fin d’un monde qui s’était construit sur la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. Il avait été porté par un grand rêve de liberté et de prospérité ».

Le maitre mot a été alors le retour du POLITIQUE pour contrecarrer le marché et la présidence française puis la gestion de la crise ont été le moment où le colmatage du bateau qui coulait a permis la survie du système.

Restait à savoir si celui-ci devait être modifié, changer pour qu’une telle crise n’arrive plus et que le monde prospère ?

Le diagnostic fut le bon et Toulon reste une grande étape dans les discours du Président de la République.

Le constat aujourd’hui est que l’on continue à colmater les brèches dans le bateau dont les capitaines se relaient et s’entendent, mais nous n’avons pas pour l’instant su trouver l’accord permettant de reconstruire un navire plus fort, plus solide où chaque nation et chaque peuple trouvent leur place. L’analogie est forte avec l’arche de Noé, bâtie pour sauver le monde, alors que le déluge s’abattait sur la terre. Il nous faut comme Noé trouver la bonne embarcation pour reconstruire un système économique et politique moderne pour les centaines d’années à venir.

« L’économie de marché c’est le marché régulé, le marché mis au service du développement, au service de la société, au service de tous. Ce n’est pas la loi de la jungle, ce n’est pas des profits exorbitants pour quelques-uns et des sacrifices pour tous les autres. L’économie de marché c’est la concurrence qui réduit les prix, qui élimine les rentes et qui profite à tous les consommateurs »,mots prononcé par le Président de la République.

Le capitalisme a donc besoin d’être régulé comme tout système, comme tout écosystème où la régulation est là pour ne pas déséquilibrer l’ensemble.

Nous devons revoir la mesure de la création de valeur, non pas dans un cadre court termiste mais à plus long terme.

Il faut moraliser le capitalisme, mais il faut le faire….

De la chasse aux paradis fiscaux, de l’imposition de la taxe Tobin, de la réglementation des actifs, de la bonne gestion des fonds propres des banques, on a essayé et on a cherché à imposer au MARCHE des règles mais les nations ont freiné défendant avant tout leur système et non LE SYSTEME.

Il faut bousculer les dogmes et agir ensemble.

Mais la crise n’est pas qu’économique, dans un monde où le souffle de la liberté atteint l’ensemble des pays arabes,il nous faut redonner un sens à l’action et à la place de l’Homme dans notre société.
L’Homme a toujours été poussé par la conquête, le développement de soi, de son territoire, soutenu par les Etats, mais amenant parfois à des guerres dévastatrices. De la découverte d’un simple territoire, puis des continents, puis des océans et des hautes montagnes pour finir par la conquête spatiale, l’humanité a toujours voulu aller de devant, découvrir l’inconnu. En parallèle, la montée des libertés individuelles, les combats pour la démocratie et l’émancipation des peuples ont donné un sens à une partie de l’humanité pendant des millénaires. Le progrès technologique avec les transports ou l’Internet ont fini par réduire cet accès à l’inconnu qui faisait rêver, mais ouvert de nouvelles portes pour la connaissance et le partage de l’Information.

Quel sens donné alors à l’esprit collectif, quand à travers la vie dans nos sociétés occidentales le repli sur soi est la règle. Nous le voyons pourtant à travers le retour de la famille ou des différentes formes de rencontres collectives, les peuples ont besoin d’une vision, une vision collective, partagée, permettant de donner un sens à leur avenir tout en respectant ces acquis fondamentaux dont la liberté individuelle.

Il nous reste à trouver ce chemin ensemble et seul le politique peut montrer la voie, ou du moins donner les moyens pour la construire ensemble.

Ne limitons pas nos discussions au quotidien, les peuples se sont toujours dépassés et ont donc amené le progrès quelques soient les circonstances.

L’accord de Bruxelles est un bon accord qui a permis de sauver l’euro et l’Europe politique, mais surtout la Grèce, avec la participation des banques privées, mais sommes nous dans le colmatage ou dans la construction du nouveau système ?

LE Politique doit reprendre le dessus sur l’économie et prendre des décisions courageuses, de fond. Le vote par la majorité ET l’opposition de la « Règle d’OR » en est une, et une minimum.

« On peut répondre de son courage quand on n’a jamais été dans le péril » François de la Rochefoucauld,

Sommes-nous en péril ?

Alexandre Bouchy


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